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Espoir et Merveilles
Si notre monde n'est pas celui dont nous rêvons, gardons à l'esprit que nous ne sommes pas séparés de lui, simple reflet de l'accomplissement de ceux qui le forment. Ne tentons pas de changer le monde qui nous rebute, changons-nous nous-mêmes et cela transformera notre monde, dévoilant les portes de nos avenirs de lumière.
Soyons confiants ; notre Univers a un but merveilleux qui nous embrassera aussi certainement que la rivière se fond dans l'océan qu'elle étreint enfin.
Puissent les joies de nos lendemains resplendir... -
Par Souryami dans Espoir et Merveilles le 7 Août 2010 à 16:04

Ouvre les yeux, enfant du lendemain
L'orage gronde et beaucoup crient
Mais tu peux voir dessus la nuit
Sois courageux, enfant du lendemain
Si tu frissonne et tu as froid
Regarde haut et non trop bas.
Appelle-nous, enfant du lendemain
Si tu te crois si solitaire
Vois tes amis juste derrière
Sois une étoile, enfant du lendemain
Si tu es las d'avoir si peur
Pense à ton monde et non au leur
Souris enfin, enfant du lendemain
Tu es perdu et malheureux
Mais c'est pour mieux trouver tes cieux
Tu es l'aurore, enfant béni...
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Par Souryami dans Espoir et Merveilles le 12 Juin 2010 à 22:20

Je m'avançai, songeur, vers la porte de mon cœur. Je n'y croyais pas trop : je n'étais certainement pas assez pur pour y entrer.
À mon grand étonnement pourtant, dès que je fus à portée, la porte s'ouvrit, avant même que je songe à frapper.
Je me dirigeai, méfiant, au centre de la pièce dans laquelle je m'étais introduit. Ma raison était outrée par cette facilité apparente. C'est sûrement un piège, me disait-elle.
Il y avait un bureau tout blanc, du genre des comptoirs d'accueil pour informer les personnes hésitantes. Mon ego arbora un air boudeur. Il ne voulait pas concéder qu'il ne savait plus rien en ces lieux.
Je frappai doucement sur le comptoir. Une hôtesse se hâta gracieusement de répondre à mon appel. Elle me demanda ce que je voulais, mais je restais muet. Elle devait, d'apparence, avoir sept ou huit ans.
« ...Dites ? »
Elle était jolie comme un arc-en-ciel, avec une longue chevelure dorée et une radieuse expression d'innocence. Ma fierté décréta qu'il était peu convenable que je sois un adulte qui paraisse comme un enfant face à une enfant qui paraissait savoir plus qu'un adulte, mais une règle essentielle de l'Univers voulut que les enfants soient toujours plus sages que les adultes, surtout en ce qui concerne les affaires du cœur. Je devais donc m'y plier.
« Voudriez-vous me renseigner ? » répondis-je.
Elle était adorable et, de toute façon, je ne pouvais que tomber sous son charme. Elle ne me répondit cependant pas, l'air de dire qu'elle se trouvait précisément là pour cela.
« Je voudrais... heu... » repris-je
« ...Avoir une consultation avec l'Être du coeur ? » poursuivit-elle avec un petit air de sagesse espiègle.
« C'est cela même !
— Je vous prie de patienter... »
Je patientais donc. Elle repartit à d'autres tâches ; docile, je partis m'asseoir dans un coin.
Le temps s'écoula, et je finis par me demander si l'on ne m'avait pas oublié. Au moment où je voulus me faire valoir, je me rendis compte que la pièce était parfaitement vide. D'ailleurs, il n'y avait qu'une seule porte : celle par laquelle j'étais entrée. Je ruminais dans mon coin, et à côté de moi, mon doute dansait en me tirant la langue et en chantant je te l'avais bien dit, on s'est moqué de toi !
Je fermais les yeux et les oreilles, vexé. C'est alors qu'une main très douce effleura gentiment mon épaule.
« C'est à vous ! » me dit gaiement la charmante enfant.
Je me levais avec espoir. Je voulus la remercier, mais elle n'était plus là. En revanche, je remarquais soudain la présence d'une autre porte, et je m'y dirigeais avec précaution.
La porte s'ouvrit comme la première : en me devançant.
Je m'avançais dans la nouvelle pièce, et je discernais soudain un être extraordinairement beau, qui me souriait avec un amour et une profondeur qui me transpercèrent.
« Que voulez-vous ? » me dit-il.
La question me prit de court. Pourquoi étais-je ici, finalement ? D'ailleurs, n'étais-je pas beaucoup plus tranquille à ne pas me poser de questions ?
Le merveilleux être me regardant toujours avec insistance, je cherchais toutefois une réponse, et me souvins des termes de l'hôtesse d'accueil.
« Je suis venu... pour une consultation !
— Ah. Bien... Pour qui ? »
Je parus à nouveau un peu stupide. Je réussis malgré tout à suggérer timidement :
« Eh bien heu pour moi...
— Je ne vois pas de moi. Soyez plus précis voyons... Voulez-vous parler de votre être physique, votre véhicule sur Terre ? De votre être mental, qui vous assaille de doutes et de réflexions sans fins ? De votre être vital, qui vous souffle l'énergie et le désir ? Ou bien, vouliez-vous parler de votre être central, que vous appelez communément âme, et qui donne un semblant de cohérence à l'ensemble ? Je ne vous parle pas de l'être du cœur, qui soutient de sa force et de sa lumière les errements fatigués, et murmure l'intuition qui va toujours juste, car c'est moi.
— Je... Enfin, je veux dire, je voulais dire, le plus, heu... Le plus moi !
— Il s'agit donc de qui vous êtes en toute profondeur des choses et au delà de toute apparence ?
— Eh bien... Certes.
— Je vois. Déshabillez-vous, je vous prie.
— Comment ?
— Déshabillez-vous. Je ne vois rien de votre être central : votre âme est dissimulée par tout le reste, le physique, le mental, le vital, et tout ceci qui font que je ne vous vois pas.
— Ah »
Je m'éloignais, un peu confus. Me déshabiller, comme cela ? Je finis par accepter la chose, et aussitôt, je sentis s'envoler, couche après couche, tout ce qui faisait que j'étais qui j'étais.
J'eus soudainement très peur. Mais qu'allait-il donc rester ??
Je me sentis de plus en plus léger, et au fur et à mesure, mes peurs aussi s'envolèrent. Enfin, je me sentis capable de faire ce que je n'avais pas eu la force de faire depuis que j'étais entré ici.
Regarder l'Être dans les yeux.
Sans qu'il soit besoin d'ajouter une seule parole, je vis ma propre beauté se refléter dans le regard illuminé d'infini de l'être du cœur. J'étais grand comme un univers, lumineux comme une étoile, pur comme un flocon de neige dans le vent d'une aurore. J'étais heureux, et amoureux, car j'étais moi-même. Amoureux de mon cœur. Son amour me berçait comme un doux vent une gracieuse voile. Ainsi, était-ce cela, la Vie, étais-je cela, Moi ?
Je sortis de ma contemplation, le regard perdu dans les teintes chatoyantes d'un éclatant coucher de soleil. Les mots ne pouvaient pas dire, alors je souris, et dans ce sourire, rayonnait toute réponse et toute sagesse...
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Par Souryami dans Espoir et Merveilles le 25 Mai 2010 à 17:53

Oyez, oyez, la belle aventure
De Lohengrin, chevalier d'Arthur,
Ami de Galahad le pur
Au temps heureux d'Excalibur.
Il chevauchait forêts et plaines;
Songeur, il laissait les rênes
À son cheval au pas de plume
Caparaçonné d'écume.
Ils ne troublaient pas le silence
Ni les oiseaux en réjouissance,
Dont les chants emplis d'innocence
Dissimulaient la calme errance.
Au détour d'un mont solitaire,
Alors, pour les deux amis,
Ce fut l'incroyable mystère
De surprendre un dragon endormi.
Le chevalier se mit à rire
En songeant que pas un empire
Ne pouvait prétendre décrire
Un tel hôte en train de dormir.
Le dragon, très embarrassé,
Remercia ce brusque étranger
Et dût se sentir redevable
D'un rire tout à fait agréable.
Voulez-vous le soutien d'une aile ?
Leur demanda-t-il, fraternel.
Le chevalier, très naturel,
Répondit à ce noble appel.
Je dois secourir une princesse
Acceptez-vous de me seconder ?
Oh ! assura le dragon en liesse
Pour elle, je saurais voler !
Ne savez-vous que mon espèce
Aime soutenir la jeunesse
Et la lumineuse promesse
Que la jeune fille caresse ?
Ne savez-vous, dans l'humanité,
Dévoiler que votre unité
Est dans un coeur de jouvencelle
Empli de l'amour éternel ?
Si je ne le sais, je le sens,
Répliqua le chevalier blanc
Rêveur tout soudainement
– Je suis leur chevalier-servant.
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Par Souryami dans Espoir et Merveilles le 4 Mai 2010 à 17:27
(dessin de Victor Hugo)
« Je me lève, et ma première pensée du jour est pour toi comme mon dernier rêve de la nuit a été pour toi. Je me hâte de t'écrire, et sais-tu ce que je veux te dire ? Je veux te dire que je t'aime, que je t'adore, que je suis à genoux devant toi, que ta lettre hier soir m'a ravi, que le souvenir de t'avoir vu avant-hier me charme, que l'espérance de te voir demain me transporte. Ô ma bien-aimée, je t'ai dit déjà cent fois, mille fois, tout ceci ; c'est toujours la même chose, et c'est parce que c'est toujours la même chose que c'est l'amour. Te rappelles-tu ce que je te disais un jour : l'amour est pour le monde de l'âme ce qu'est le soleil pour le monde de la matière. Le soleil ne gagnerait rien à changer de couleur tous les matins. Il est toujours le même. À quoi bon changer ? Il est le soleil. L'amour se lève tous les jours dans nos cœurs avec la même flamme et le même rayonnement. Qu'aurions-nous à lui demander autre chose ? Il est l'amour.
Revenons-en donc toujours au mot charmant et doux, au mot inépuisable : je t'aime ! Ne te lasse pas de l'entendre, ne te lasse pas de le dire. Quand ta plume l'écrit, quand ta bouche le prononce, le ciel s'ouvre pour moi. »
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Par Souryami dans Espoir et Merveilles le 25 Avril 2010 à 20:03
Nous serons les chercheurs de beauté et d'aurore
Osant penser la vie au delà de la mort
Osant voir un sourire au delà de la haine
Et au delà des nuits, la clarté souveraine
Nous aurons à cette heure en nos coeurs la hardiesse
De construire au futur la joie et l'âme en liesse
Car il n'est pas de vie démunie des lueurs
Du jour clair et conscient où nous n'aurions plus peur
Plus peur, ni du doute, ni de la solitude
Du coeur trop incompris qui devient un coeur rude
Bien que sa vérité soit l'âme et la douceur
Du sentiment d'amour qui se veut mère et soeur
Mère et soeur, père et frère, ami tout simplement
Ou libéré des freins quand il se fait amant
Mais toujours insufflant aux lendemains qui chantent
La plus belle harmonie, la joie la plus vivante
Car en osant la vie on ose vivre enfin
Car en osant l'amour on finit le destin
Qui n'a jamais été un différent chemin
Que celui qui de tous et de deux n'en fait qu'un
De tous, car sous le ciel, le petit n'est pas moindre
Puisque aucun exilé des beautés qui vont poindre
Ne peut se détacher de l'unité grandiose
Du plus haut firmament en un bouton de rose
Le Cosmos est compris aussi bien par la fleur
Que par le sage auguste ou le simple rêveur
Et le chant d'un oiseau quand renaît le printemps
Par rapport à l'étoile est aussi important
De deux, car en nos vies, nous dévoilons le couple
Par lequel en rêvant nous construisons sans doute
La première unité d'un élan sans frontières
Qui défera la chaîne et éteindra la guerre
Mais de tous et de deux je ne sais s'il y a
De frein ou de distance ou un différent pas
Et si la différence en nos mots et nos voix
N'est pas un faux-semblant pour cacher nos émois
Mais volons haut
Et non trop bas
Nos idéaux
Dessous le bras
Pour dévoiler
En vérité
Le sentiment
Le plus sincère
Et le plus grand
Depuis hier
Et en chemin
Enfin cueillir
Ce lendemain
Pour resplendir...
Soyez bénis, et puissent mes poèmes sourire à ce merveilleux échange qui voguera pour toujours entre le lecteur et l'écrivain, comme un navire illuminé d'espoir et de rêves pour saluer l'aurore de nos coeurs à l'unisson de leur beauté...
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