• Il était un preux chevalier

     


    Oyez, oyez, la belle aventure

    De Lohengrin, chevalier d'Arthur,
    Ami de Galahad le pur
    Au temps heureux d'Excalibur.

    Il chevauchait forêts et plaines;
    Songeur, il laissait les rênes
    À son cheval au pas de plume
    Caparaçonné d'écume.

    Ils ne troublaient pas le silence
    Ni les oiseaux en réjouissance,
    Dont les chants emplis d'innocence
    Dissimulaient la calme errance.

    Au détour d'un mont solitaire,
    Alors, pour les deux amis,
    Ce fut l'incroyable mystère
    De surprendre un dragon endormi.

    Le chevalier se mit à rire
    En songeant que pas un empire
    Ne pouvait prétendre décrire
    Un tel hôte en train de dormir.

    Le dragon, très embarrassé,
    Remercia ce brusque étranger
    Et dût se sentir redevable
    D'un rire tout à fait agréable.

    Voulez-vous le soutien d'une aile ?
    Leur demanda-t-il, fraternel.
    Le chevalier, très naturel,
    Répondit à ce noble appel.

    Je dois secourir une princesse
    Acceptez-vous de me seconder ?
    Oh ! assura le dragon en liesse
    Pour elle, je saurais voler !

    Ne savez-vous que mon espèce
    Aime soutenir la jeunesse
    Et la lumineuse promesse
    Que la jeune fille caresse ?

    Ne savez-vous, dans l'humanité,
    Dévoiler que votre unité
    Est dans un coeur de jouvencelle
    Empli de l'amour éternel ?

    Si je ne le sais, je le sens,
    Répliqua le chevalier blanc
    Rêveur tout soudainement
    – Je suis leur chevalier-servant.

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 20 Mai 2011 à 07:20

    Je suis charmée par le rythme et les rimes de ce poème, de plus l'illustration est bien trouvé :)

     

    2
    Vendredi 20 Mai 2011 à 10:14

    Merci beaucoup :)

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